Burkina Faso - Aide au développement - Parrainages - Actions humanitaires - Micro-crédits.                                                                      Faites connaissance avec Burkin'Amitié



Mars 2018 - Réponse à une enquète  demandée par M. SAWADOGO Paténéma , ancien élève de Poullalé,  actuellement en formation professionnelle à l'ENAM pour le poste de conseiller d'intendance scolaire et universitaire. 

Sujet : "contribution de parrainage à l'essor de l'éducation au B.F.: cas de l'association Burkin'amitié dans la commune de Pissila". Ce document vous permet de connaître l'origine de l'association, ses buts et ses actions.

 

 

Association Burkin’Amitié

 

Identification : Lejbowicz Nathalie, coprésidente de Burkin’Amitié

Cette enquête a été renseignée avec la collaboration de Francine Gaillard, Frédo Sichel-Dulong, Annie Réty, Alain Réty, tous coprésidents de l’association et membres depuis sa création, ainsi que de Catherine et Jean Yves Chaze coprésidents de l’association et membres depuis 2006.

 

Historique : Burkin’Amitié a été créée en 1996 par une vingtaine de personnes, pour la plupart habitants de Saint-Montan (Ardèche). Plusieurs conseillers municipaux en faisaient partie. Le but était d’établir un jumelage entre Saint-Montan et un village du Burkina Faso. Anne-Marie Reynord a présidé l’association de 1996 jusqu’à son décès, en janvier 2014.

 

Domaines d’action : Échanges culturels et aide au développement du village de Poulallé. Les actions sont donc essentiellement culturelles et humanitaires.

 

Principes de base et fonctionnement : Burkin’Amitié est une association sans but lucratif (association loi 1901, selon la législation française). Elle fonctionne uniquement sur la base du bénévolat. Elle ne touche aucune subvention. Les membres de Burkin’Amitié qui se rendent à Poulallé payent eux-mêmes leur voyage. Les actions de l’association sont financées par les adhésions, les dons et les bénéfices réalisés lors du Marché africain annuel de Saint-Montan.

 

Objectifs et missions : Développer les relations et échanges avec Poulallé, aider au développement du village en accord avec les représentants coutumiers, les élus et les villageois.

 

Parrainages : Depuis sa création, l’association aide l’enseignement primaire à Poulallé (plusieurs opérations « école gratuite », achat de matériel et réparations diverses). Le système de parrainage n’a été mis en place qu’en 2003. Il a évolué au cours du temps et en fonction des changements du système éducatif burkinabè. L’ouverture d’un CEG à Poulallé en décembre 2014 nous a conduits à revoir le mode de parrainage. Au départ, le parrainage ne concernait que les élèves à partir de la 6ème, amenés à quitter le village et vivre loin de leur famille.

 

Nombre d’élèves parrainés depuis 2003 : Plus de 350 élèves ; les archives de l’association ne sont numérisées que depuis 2012 et notre décompte n’est peut-être pas exhaustif.

 

Année scolaire 2016-2017 : 144 élèves ont été parrainés. Mais il faut distinguer 104 parrainages « à l’ancienne » (les parrains/marraines financent les frais de scolarité et tout le matériel) et 39 parrainages d’élèves de 6ème du CEG de Poulallé (les parrains/marraines ou l’association fournissent le matériel, les familles se chargent des frais de scolarité).

Parmi les 104 élèves mentionnés, 61 étaient scolarisés dans le 1er cycle du secondaire, 23 dans le 2nd cycle du secondaire, 19 dans le supérieur (université ou formation parallèle), 1 seul dans le primaire.

 

Choix des filleuls : La taille de notre association (petite !) et ses buts dès la création nous ont amenés à nous limiter aux élèves de Poulallé. Nous sommes confrontés à la difficulté de trouver de nouveaux parrains/marraines, même si notre association recrute dans toute la France et même hors des frontières. D’autre part nous avons tenu à offrir le parrainage uniquement aux enfants ayant obtenu l’entrée en sixième (par l’examen, lorsqu’il existait). Il s’agit donc d’un parrainage au mérite. Nous suivons en cela les buts de l’État burkinabè.

 

Durée du parrainage : Le parrainage peut durer jusqu’à la fin des études supérieures. Les parrains/marraines ne peuvent pas toujours assurer aussi longtemps car le coût du parrainage augmente au fur et à mesure. Mais nous cherchons toujours des solutions pour les « grands ».

Il y a aussi des cas d’arrêt du parrainage. Nous n’acceptons pas plus d’un échec par cycle. Nous arrêtons le parrainage en cas de grossesse. Enfin, dans de rares cas, nous avons été amenés à suspendre le parrainage car l’élève demandait des cadeaux ou de l’argent au parrain.

 

En cas de fin de parrainage : Nous accordons une petite aide ponctuelle (30 000 CFA) la première année afin d’aider la famille quand elle veut continuer à scolariser l’enfant. Dans la mesure du possible, nous maintenons le contact entre l’élève et ses anciens parrains/marraines. Et nous essayons de garder le contact à chacun de nos voyages. Ainsi, 4 élèves dont nous avions arrêté le parrainage ont été récompensés par l’association pour leur réussite au BEPC en juillet 2017.

 

Investissements et réalisations : deux forages ; construction et électrification de la maternité ; construction des logements infirmiers, des latrines et des douches de la maternité ; réparation de forages, du moulin à mil, du toit de l’école (A) ; participation à la création de l’école B (école paillote) ; participation à la construction de classes pour le CEG ; achat de matériel (tables-bancs, manuels, etc.) pour les écoles A et B et le CEG ; microcrédits auprès de 20 groupements féminins ; formation des femmes des groupements…

 

Coût d’un parrainage : 4ème à Pissila : 100 € ; 3ème à Pissila : 130 € (enseignement public) ; 2nde ou 1ère à Pissila ou à Kaya : 150 € ; terminale : 180 €. Lorsque l’élève est pour une raison quelconque scolarisé dans le privé, sa famille paye le surcoût. 6ème ou 5ème au CEG de Poulallé : 40 € ; 4ème au CEG : 50 € ; 3ème au CEG : 60 €. Pour le supérieur, nous étudions au cas par cas. Nous vous rappelons que pour un élève au CEG, la famille se charge des frais de scolarité. Nous partageons ainsi le coût.

 

Financements : Les parrainages sont payés par les parrains/marraines. Pour le CEG, l’association prend en charge une partie de l’achat de matériel. Pour le reste, nous nous finançons par les adhésions, les dons et les bénéfices de notre Marché africain annuel.

 

Difficultés ou effets négatifs : Notre ancien système de parrainage a créé parfois des jalousies entre les enfants. De plus, notre aide incite souvent les autorités burkinabè à diminuer les dotations à Poulallé. D’autre part, dans quelques cas les familles se sont désinvesties de la scolarité de leurs enfants, se reposant entièrement sur nous. C’est pourquoi nous choisissons à présent de partager les responsabilités.

 

Suggestions : Il serait certainement utile de créer un enseignement technique et professionnel à Pissila (mécanique, électricité, menuiserie, couture, etc.). Peut-être la commune peut-elle favoriser la création d’emplois qualifiés ? Nous rappelons aux autorités éducatives que notre petite association a des moyens très limités. Il ne faudrait pas que notre aide soit un prétexte pour sous-doter le village de Poulallé.

 

Perspectives : Pour l’éducation, nous souhaitons poursuivre notre aide au CEG et aux écoles primaires en collaboration avec les parents d’élèves et les équipes enseignantes. Le système de parrainage continuera. Nous aimerions impliquer activement les anciens parrainés ayant réussi. Nos autres projets portent sur l’aide aux groupements féminins.

 

 


Historique

BURKIN'AMITIÉ est une association loi 1901, née en 1996 à Saint-Montan (Ardèche) et qui a pour but d'établir des relations à échelle humaine entre notre village et un village sahélien au Burkina Faso : Poulallé.

 

Le principal objectif est de développer un programme d'aide au village de Poulallé sur les trois points essentiels : l'eau, la santé et l'éducation scolaire.

 

Pour ce faire, nous organisons chaque année un marché africain au cœur du village de Saint-Montan le dernier week-end de juillet.
Les bénéfices de cette manifestation sont intégralement consacrés à la poursuite des réalisations des projets de développement à Poulallé.

 

Les membres de l’association BURKIN'Amitié qui participent au marché africain ou se rendent à Poulallé le font bénévolement.
Les aides rendues possibles grâce aux ventes lors des marchés africains et les dons sont directement amenés au village et investis selon les besoins après réflexion avec le chef, le NAABA TANGA et ses conseillers.

 

Adhésion

 

Pour toute adhésion ou don, un reçu fiscal vous sera remis en fin d'année.
Les adhésions et dons peuvent se faire par courrier, directement au siège à la mairie de Saint Montan ou le jour du marché africain au stand BURKIN'Amitié.

 

L'adhésion à Burkin'Amitié est de 20 euros par personne ou de 25 euros par couple.